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Outil participatif pour la gestion des écosystèmes forestiers
et préforestiers du Maghreb

Fagaceae

Quercus suber L.

Espèce encodée par : A. Benabid - R. Meddour - S. Iboukassene.

Ecologie

Bioclimat

  • Perhumide
  • Humide
  • Subhumide
  • Semi-aride

Etage végétation

  • Supraméditerranéen
  • Mésoméditerranéen
  • Thermoméditerranéen

Amplitude écologique

Amplitude hydrique :

  • Xérophile
  • Mésoxérophile
  • Xérocline
  • Mésophile

Amplitude trophique:

  • Mésoacidiphile faiblement acidiphile
  • Acidiphile très acidiphile

Exigences en lumière :

  • Héliophile

Résistance au sel :

  • Glycophyte

Adaptation à la sécheresse

Type de sols

  • Sols isohumiques
  • Vertisols
  • Sols brunifiés
  • Sols fersiallitiques

Commentaire sols

Calcifuge strict, il n'atteint un développement optimal que sur les terrains siliceux, en particulier sur les grès numidiens en Algérie orientale; il pousse bien sur sables profonds, schistes non calcaires, granites et gneiss. Dans le Tell orano-algérois, il occupe également des substrats gréseux. Il est éliminé des sols argileux et hydromorphes. Il ne supporte pas les sols chlorurés.

Commentaire écologie

En Algérie, il va depuis le niveau de le mer jusqu'à 1300 m d'altitude (stations occidentales), mais il ne se développe en général que jusque vers 1000 m (secteur kabylo-numidien). Ses bioclimats sont le subhumide et l'humide, à hiver frais, tempéré et chaud. Il est pratiquement éliminé des zones semi-arides (Mascara), par des essences concurrentes (thuya, chêne vert, pin d'Alep). Dans les stations les plus fraiches, il est envahi par le chêne zéen.

Au Maroc, il prospère depuis le bord de la mer jusqu'à 1500-1600 m en général, exceptionnellement 2.000 m dans le Haut Atlas. Il développe des peuplements sylvatiques importants en ambiance bioclimatique sub-humide, humide et per-humide à variantes tempérée, chaude, fraîche et localement froide. Il apparaît également au semi-aride chaud et tempéré grâce aux compensations écologiques (humidité relative de l'air élevée, précipitations occultes, nappe phréatique proche etc ...).

De tempérament assez exigeant, il lui faut de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. Il prospère avec 600-1200 mm de pluie par an (mais peut s’accommoder d'un minimum de 400 mm/an), une hygrométrie moyenne de 60% en été, une température moyenne annuelle de 13-18°C.

Sensible au froid, il ne tolère pas des températures inférieures à -9°C, et une température de -5°C pendant plusieurs jours lui est fatale. Il préfère les climats maritimes, mais ne supporte pas les embruns salés.

Dès que ces conditions de milieu s'altèrent, la récolte du liège provoque le dépérissement de l'arbre. Ainsi, dans l'aire naturelle de l'essence, il y a une aire culturale plus limitée.